16.05.2006
Le temps de la réorganisation
Il y a le temps des cerises (c'est de circonstance), il y maintenant venu le temps de la réorganisation.
Explication : un des grands moments de la vie en entreprise (disons les entreprises de taille importante) c'est l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante, ou d'un décisionnaire visionnaire. Moment privilégié pour revoir l'organisation s'il en est sous couvert d'une efficacité accrue. Dans ma direction, l'exercice de la réorganisation est assimilé à de l'innovation et dire que nous innovons est un euphémisme, c'est aussi se rassurer sur la capacité de l'organisation à regénérer son discours, bref c'est faire de l'innovation sans en avoir l'air.
Je me souviens, étant étudiant en sciences éco, avoir lu le "Coup d'état permanent" pour comprendre et mieux apprécier mon environnement d'alors. Aujourd'hui, j'ai renoncé à comprendre comment fonctionne l'organisation qui m'emploie. Parce que tous les 18 mois (soit le laps de temps moyen qui sépare deux réorganisations), c'est revoir son schéma mental.
Bon pour être honnête, j'ai mon idée sur l'utilité des réorganisations et franchement à bien observer les 4 dernières qui se sont produites dans ma boîte, j'en suis arrivé au ratio suivant : 0,05 % soit le pourcentage de personnes impactées positivement par une réorganisation. J'entends par impact positif un changement de fonction qui se traduit par une évolution salariale significative.
Pour les autres, disons qu'ils accompagnent le mouvement de la réorganisation ou bien observateurs zélés, ils ferment leur gueule histoire de ne pas devenir des victimes collatérales de ces changements.
Vous l'avez compris, la dernière m'a mis sur la touche. Mais promis, pour la prochaine, je me tiens à carreau ...

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10.05.2006
Avez vous besoin de stimulants ?
Voilà un article qui ne manque pas d'intérêt à l'heure où les esprits les plus vifs éprouvent une certaine lassitude (l'hivers a été long) et l'approche des congés nourrit ce besoin de décrocher de son activité professionnelle.
L'article en question ("Apéro, coco, boulot") est paru dans le quotidien Libération daté du 9 mai dernier. Où il est fait état d'usage de stupéfiants dans le monde du travail et de "dopage des sociabilités".
L'auteur de l'article se réfère à une étude de nature sociologique réalisée pour le compte de l'Observatoire français de drogues et des toxicomanies.
Référence est faite, par ailleurs, au nouvelliste William Burroughs (dont l'excès de produits dopant et autres substances est un défi à lui seul aux lois de l'hygiène de vie) qui affirmait entre deux délires "sans drogue, impossible de lacer ses chaussures pour aller travailler le matin".
Mais comme le laisse entendre le langage courant : "pour travailler et se défoncer en toute quiétude, restons caché". Inutile donc de prendre des cachets avant une réunion ou un comité de direction, pas plus que de se rendre chez un client le nez empoudré. On apprend de la sorte que la prise de stup par les salariés et cadres est une question d'organisation : mieux vaut adapter sa consommation avec les horaires de travail afin d'éviter les effets secondaires (imaginez un chef de service euphorique occupé à valider le budget).
Les raisons qui font que 1 à 5 % des salariés s'adonnent aux paradis artificiels : outil d'intégration et recherche de la transgression notamment
L'interdit, c'est tendance ...
07:45 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.04.2006
Whistleblowing ou le cafardage organisé
Voila une nouvelle tendance qui se développe dans le monde de l'entreprise et qui ne va pas enlever du stress à des cadres déjà passablement perturbés par la course aux objectifs et autres facteurs de déstabilisation. C'a s'appelle le "whistleblowing", c'a a la couleur de la délation, c'a s'apparente à de la dénonciation organisée, mais ce n'est pas du cafardage, c'est un système de recueil de confidences de salariés qui relèvent des fautes et fraudes diverses.
Le principe est simple et tient en une constatation : tout le monde surveille tout le monde. Ambiance délétère assurée.
L'origine de cette pratique nous viendrait - comme son nom permet de le supposer - des Etats-Unis qui suite aux scandales financiers dans les affaires Enron et Worldcom auraient souhaité légiférer pour organiser la surveillance et la dénonciation des pratiques frauduleuses constatées au sein des organisations.
Le problème que soulève cette pratique, c'est que la nature humaine étant ce qu'elle est, les dérives sont légion (pire encouragées) ; et puisque l'anonymat du délateur est préservé, on assiste à de petites vengeances entre collègues. Où il est question de dénonciation d'un chef de service qui partage l'intimité d'une assistante pendant et en dehors des heures de bureau alors que le règlement intérieur prohibe toute relation qui ne satisfont pas aux objectifs de croissance du chiffre d'affaires ; tout comme un cadre lâchement dénoncé pour usage abusif ... du papier toilette.
Comment se rendre compte que votre entreprise encourage la pratique du whistleblowing ? Il existe des indices qui convergent vers l'idée que vous êtes fliqué :
- la mise en place d'un numéro vert dédié à la dénonciation pudiquement appelé hot-line "éthique"
- un volume anormalement élevé par rapport à la moyenne de questions de la part d'un collègue
- des caméras de vidéo surveillance installées dans la cafétéria, pas seulement pour contrôler ceux qui abusent du rab de frites
- l'insistance d'une assistante pour organiser votre agenda
- la mise à disposition de nouveaux outils de communication, plus adaptés à organiser votre surveillance plutôt que vous rendre la vie plus douce
- le recours systématique à des open-space
On complétera le billet avec un article paru dans le Libération daté du 06 mars dernier ("Pas de crédit pour la machine à cafter")
11:50 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress
29.03.2006
Occupation de l'espace
Open space, bureau paysagé, plateau, desk, tout est bon pour vendre aux travailleurs du savoir et aux cadres l'idée qu'une organisation (l'entreprise) peut gagner en rationalisant l'occupation d'espace et augmenter dans le même temps son efficacité.
Côté direction, on retrouvera une terminologie de circonstance qui colle assez bien à une tendance qui vise à recoller les morceaux d'un dialogue social quelque peu chahuté. Les cadres sont méfiants (voir le billet "Les Cadrotypes - septembre 2005"). Où il est fait état de : meilleure circulation de l'information, contrôles simplifiés, interactivité accrue, décloisonnage des services, convivialité, simplification des processus de décision, partage des connaissances, plus forte implication des acteurs concernés. Bref tout un programme mobilisateur autour d'une culture et d'un projet d'entreprise.
Côté des usagers concernés et impactés par cette tendance, on notera un enthousiasme beaucoup plus mesuré. Si on se réfère à une enquête réalisée Online par le Journal du Management en février dernier, on constate que 63 % des personnes concernées par le travail en open space manifestent un avis plutôt négatif (gênant voire insupportable pour reprendre les termes de l'enquête).
Dans mon organisation, on n'échappe pas à la tendance. On aménage, on déménage, on emménage, et on ouvre l'espace. Soit dit en passant, des groupes de travail sont mis en place, on mobilise un certain nombre d'acteurs, on fait et défait des plans hypothétiques d'occupation de l'espace, on évite de froisser les susceptibilités des décisionnaires impactés par ces changements, on consulte, on intrigue, on fait les comptes et on défait les ambitions de certains. Au final, ces groupes tournent au pugilat, les acteurs concernés ne se parlent plus, les notes de services assassines sont devenues l'unique vecteur d'échange et de communication avec pour règle du jeu de se renvoyer la responsabilité des dépassements de délais et bien entendu de budget.
Mais comme toute histoire a une fin (qui se veut heureuse), nous aurons notre open space au plus tard le 30 de ce mois. Le principe retenu est : tous les emmerdeurs, les travailleurs du savoir à faible valeur ajoutée, les HP qui ont eu une attitude déviante, les inclassables, tous (sans distinction) dans l'open space. Les autres, se gardent la possibilité d'avoir le bureau individuel ; le must c'est le bureau individuel orienté côté jardins.
Il n'y a pas de petits privilèges ! Dis moi quel est ton numéro de bureau, je te dirai ton avenir professionnel.
13:35 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2006
Il a pété une durite, que faire ?
Cela se passe dans le monde feutré des entreprises. On aurait pu imaginer l'action dans les cités de nos banlieues en ébullition, mais le lieu de travail (le bureau en particulier) peut aussi être le théâtre de flambées de violence aussi soudaines que sporadiques. Qui l'eût cru ?
... Moi le Cadre !
Je l'ai même vécu. Pas personnellement, mais en temps que responsable assumant pleinement son rôle hiérarchique, j'ai - un jour - été confronté à l'éclatement d'un conflit venu tout droit d'un western de série B dans lequel les acteurs en viennent aux mains pour un regard de travers ou une expression mal interprétée.
Courrier Cadres n° 1612 du 12 janvier dernier consacre d'ailleurs tout un dossier à cette fâcheuse tendance qu'ont les collaborateurs à considérer le lieu de travail comme un théâtre privilégié pour les réglements de compte. Sous l'intitulé "Que faire quand un collaborateur pète les plombs ?" l'hebdomadaire édité par l'APEC revient sur les diverses formes de conflits qui peuvent éclater dans l'entreprise et émet un certain nombre de recommandations quant aux réponses à apporter de la part des managers (paroles d'experts en gestion des conflits).
Quelques exemples pour appuyer la démonstration viennent nous rappeler que nous ne sommes pas à l'abri de ce type de manifestations attisées sous les effets d'un stress croissant.
Littéralement, toutes ces manifestations de haine, de violence et d'émotion irrationnelle se retrouvent sous divers vocables : péter les plombs, déjanter, disjoncter, griller une case, sortir de ses gonds, péter un câble, ... il y en a d'autre !
Les formes constatées : envoi de courriels incendiaires ("j'aurai ta peau ..."), bagarre improvisée ("je vais te faire la peau ..."), invective furieuse ("tes jours sont comptés ..."), menaces proférées ("un conseil : sauve ta peau ..."), insultes gratuites ("vieille peau ..."), tentative d'homicide ("pas de pot ..."), etc ...
Les remèdes et tentatives de résolution de conflits que le manager peut envisager : communiquer avec ses collaborateurs, ne pas déplacer le problème, sanctionner et agir avec fermeté, détecter les sources de conflits potentielles en mettant en place des indicateurs (mon collaborateur fume deux fois plus qu'auparavant, il a augmenter ces doses de caféine, il ne me regarde plus quand je lui parle, il bave).
Au fait, vous voulez savoir ce que j'ai fait pour résoudre le conflit armé entre mes deux collaborateurs ? J'ai envoyé le problème chez mon meilleur ennemi dans l'entreprise. C'est ce qu'on appelle se refiler la patate chaude. Et j'ai mis en place des indicateurs de suivi sur mon assistante. Depuis, on ne se quitte plus. CQFD !
22:35 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress
04.01.2006
Parlez vous franglais ?
Bon c'est tendance ! Mais ce n'est pas nouveau ; ç'a fait "In" pour ne pas dire c'est un "Must".
Knowledge workers (traduisez travailleurs du savoir), parlez vous franglais ?
Aujourd'hui pas un meeting, pas une séance de brainstorming entre cadres et top managers pour analyser le business plan et les charts sans se référer à la langue de William S.
On ne peut pas dire - malgré les alertes émises par les hautes instances de la langue française - que le phénomène d'anglicisation accélérée de notre langue se soit inversé. Pire, avec le déploiement des nouvelles technologies de communication et l'avènement d'internet comme plate-forme multimédia d'échanges interactifs, on a le sentiment que ce processus s'est accéléré de façon irréversible.
Le problème est que l'adoption de termes anglais dans le langage courant et bien sur professionnel est souvent corrélée à - ce que les linguistes pourraient appeler - une décontextualisation du sens premier.
Illustration :
- elle a de gros airbags (inutile de traduire !)
- faire du consulting (faire du vent)
- être un cost killer (avoir de l'avenir)
- ne pas être fashion victim (avoir tout faux)
- le font office (c'est la guerre ...)
- le back office (... la planque)
- morphing (pour éliminer les fashion victims)
- un prime time (piège à pigeon)
- un spam (voir le billet du 01.11.2005)
Au fait, saviez vous que la langue anglaise a été longtemps perméable à la langue de Molière (d'ailleurs bien avant
que celui-ci ne soit) ?
Démonstration par l'exemple : le terme Management viendrait à l'origine du vieux français. La similitude avec le mot Ménagère n'est pas sans rappeler que manager et ménagère demandent en fait des qualités communes (planifier, gérer un budget et des ressources...).
Quelques exemples de correspondances
Testez votre franglais (si vraiment vous n'avez rien de mieux à faire)
08:55 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.12.2005
Les réseaux relationnels ou le networking des cadres
Les canadiens appellent ç'a le "réseautage", les anglo-saxons le "networking". A cela viennent s'ajouter des préfixes qui permettent de décliner le phénomène de la mise en relation suivant le contexte : Social networking, Business networking.
A l'observation du monde professionnel, on ne peut pas dire que l'on assiste à l'émergence d'un phénomène radicalement nouveau. Le Réseau est et demeure une des valeurs sûres des relations interprofessionnelles.
Les communautés d'appartenance font partie du paysage social depuis des lustres et débordent largement sur l'entreprise. Sous l'appellation associations, clubs, tribus, cercles, clans, confréries, loges, anciens élèves on y retrouve tous les ingrédients de la co-optation, du coup de pouce et du copinage. Ce qui est nouveau c'est - avec le déploiement des nouvelles technologies de communication - l'ouverture de ces réseaux d'entre-aide entre cadres aux communautés virtuelles.
Et là rien de tel qu'internet pour se créer un réseau de partenaires professionnels potentiels.
Quelques réseaux virtuels pour gérer son capital relationnel :
10:50 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2005
Retour vers le Futur e-mail
C'est le genre d'initiative qui ne sert pas à grand chose, mais qui, a priori, ne fait pas de mal.
Le principe est d'une simplicité déconcertante : On écrit et adresse un e-mail à soi-même. Sauf que la date de réception du message peut être portée jusqu'à ... 30 ans après avoir été envoyé. Ce qui revient à "encapsuler" et archiver des messages pour une distribution programmée à long voire très long terme. Les anglo-saxons appellent ceci le "e-mail time capsule" et c'est tendance ! A tel point que le très sérieux magazine Forbes a collecté 140 000 messages de lecteurs pour eux mêmes en novembre dernier.
C'est une manière ludique de se projeter rétroactivement dans le futur ou de s'imaginer à une échéance donnée. Certains verront dans cet acte un moyen de cultiver la nostalgie, d'autres une prédisposition narcissique à s'idéaliser.
Le concept peut-être décliné suivant la nature des messages adressés (amour, haine, passion, etc...).
Seul problème qui n'est pas des moindres : plus l'échéance est éloignée, plus les risques de non distribution du message électronique sont grands. Citons au titre de ces risques :
- que vous ayez changé d'adresse mail entre l'envoi et la réception (cela peut paraître anodin, et pourtant à moi tout seul je gère 8 adresses mail. Un conseil : évitez l'adresse professionnelle ; la probabilité que vous soyez dans la même entreprise à une échéance donnée est de plus en plus faible)
- que votre logiciel de messagerie électronique ait évolué et soit devenu incompatible avec le message d'origine
- que la police de caractère du message d'origine n'existe plus au moment de la réception du message (quoique le Gothique est toujours proposé)
- que vous oubliez avec le temps votre adresse de messagerie ; étant considéré qu'avec l'âge les risques de perte de mémoire augmentent
- que le serveur qui archive votre message plante, grille, soit volé, etc...
- que les e-mail aient disparus remplacés par d'autres systèmes de communication (avatars, robots en tout genre, etc...), les outils et média qui en permettaient la lecture disparus avec
- que votre message lors de sa distribution soit écrasé par des agents anti-spam sous prétexte que l'envoyeur est inconnu ou non paramétré dans le système de filtrage que vous n'avez pas manqué de mettre en place il y a ... Euh ! 10 ou 15 ans ?

Dernier paramètre à prendre en ligne de compte lorsque vous fixez la date de réception du message : assurez vous que Dieu ne vous ait pas rappelé d'ici là ! Mais là il n'y a pas de miracle : il faut chercher la réponse du côté de la voyance.
Si vous souhaitez vous écrire, voici quelques services en ligne d'encapsulage de messages :
MyLastEmail (pas pour vous mais pour ceux qui restent après vous)
10:25 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2005
Sudoku Quesako ?
C'est tendance et c'a vaut toutes les séances de brainstorming auxquelles les cadres sont régulièrement invités à prendre part pour le bien de l'entreprise.
C'a développe les méninges et la méthode. C'est ludique, mais l'excès peut mener à un phénomène d'addiction avec développement de tendances maniaquo-dépressives. Ne pas résoudre le problème peut être vécu comme un échec.
C'a s'appelle Sudoku (traduit littéralement, cela donne : "le chiffre doit être unique"). Cela nous vient du pays du soleil levant. On peut le résumer à un puzzle organisé autour d'une grille 9 x 9. Le but du jeu consiste à remplir ce cube de chiffres. Vous pouvez l'imaginer, toute la difficulté de l'exercice consiste à ne pas mettre n'importe quel chiffre dans n'importe quelle case. La difficulté est évolutive et nécessite de la méthode et beaucoup de logique.
C'est en passe de devenir un phénomène de société : des télévisions étrangères organisent en direct des Sudoku Live Show. C'est mieux que la télé-réalité, suspens en plus. Le terme Sudoku vient d'être élu parmi les 3 termes vedettes de l'année 2005 par le New Oxford dictionary. Il y a même des forums de joueurs de Sudoku. C'est dire ! un an après le Tsunami, le Sudoku nous arrive de l'Est. La différence c'est qu'on est prevenu. 
Pour s'initier en ligne au Sudoku
Pour les accrocs : le Sudoku extrême 3 D
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11.11.2005
Le speed networking ou 7 minutes pour convaincre
On ne le dira jamais assez, avec le développement des nouvelles technologies, on assiste à une "accélération du temps". Où l'on parle de haut débit, de temps de téléchargement, de messages courts (SMS), etc... Le temps c'est de l'argent !
Pas étonnant que la vie quotidienne du cadre et plus encore sa vie professionnelle soit envahie par ces nouvelles technologies, notamment de communication qui visent avant tout à raccourcir le temps consacré à la Communication.
L'intégration de ces outils est complétée par l'émergence de nouvelles méthodes et pratiques. Pour illustrer ce propos, prenons l'exemple du Speed Networking.
En gros, le Speed Networking est au recrutement des cadres dirigeants ce qu'est le speed dating aux célibataires contrariés, soit une méthode de mise en contacts.
Le principe : on regroupe dans un lieu unique autant de candidats à la recherche d'un emploi qu'il y a de recruteurs. On aménage autant de petites tables que de binômes constitués. La fête peut alors commencer au tintement de la cloche. Mais attention, la règle est stricte : 7 minutes pour se présenter - mini cv à l'appui - et donner à l'autre l'envie d'aller plus loin. Puis la fameuse cloche retentit et on fait tourner les candidats et recruteurs. Au terme de la partie de chaises musicales, les recruteurs font un point sur les candidats rencontrés et convient les profils les plus intéressants à un entretien plus approfondi.
Au final, l'échange entre recruteurs et candidats gagne en interactivité et de l'avis des intéressés en authenticité, chacun se constitue un réseau relationnel, et la relation est humanisée contrairement à l'envoi de cv.
Bref, d'un concept venu d'outre atlantique, nous voilà entré dans la culture de la spontanéïté. Aux cadres de s'adapter. Le networking : c'est tendance !
Dernier conseil de consultant avant se lancer dans le speed networking : structurer son discours en partant du global pour aller vers le particulier.
PS. quelques variantes se font jour : exemple le mini cv interactif à base de présentation vidéo tebopro
Quelques réseaux de Speed Networking :
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