29.05.2006
Une enquête sur l'humeur des cadres au travail
Voila le genre d'enquête dont on peut se passer, mais qui cependant à le mérite d'amuser les collègues autour de la machine à café lorsqu'il s'agit d'en commenter les résultats.
A la question qu'est-ce qui vous plaît ou pas dans votre entreprise ? Le Journal du Management avance quelques réponses. Tranches de rires assurées !
Florilèges :
- 51 % des cadres (60 % des cadres sup) aiment leur cadre de travail et la décoration. On peut en conclure - a contrario - qu'il y a un cadre sur deux qui ne s'y plaît pas et que les cadres sup sont moins difficiles, à moins que leurs conditions ne soient de meilleure facture. Chez le Cadre, c'est la femme qui assure la déco et dans son job ce sont les contraintes budgétaires. Home sweet home !
- côté ambiance, les cadres en sont satisfaits à 62 % (66 pour les cadres sup), il en reste tout de même quatre sur dix pour penser le contraire, mais heureusement que les femmes se démarquent des hommes et affichent un 64 % de taux de satisfaction (chez les femmes cadres sup ce ratio fait exploser les compteurs à 82 %). Il vaut donc mieux ne fréquenter que les femmes et cadres sup de surcroît dans la joie et la bonne humeur peut être même jusqu'à l'allégresse et plus si affinités
- mon collègue est sympa. C'est vrai pour 82 % des cadres, mais là encore le clivage se fait sur le sexe du répondant. Les femmes cadres sup le pensent à hauteur de 91 % quand dans le même temps leurs homologues masculins affichent un pâle 80 %. Franchement ç'a ne donne pas envie de travailler avec ces ... mal baisés (c'est à se demander)
- les relations avec le manager, ç'a se gâte puisque 55 % des cadres les apprécient et donc l'autre moitié pas. Il faut dire que pour mon cas personnel, le dernier entretien que j'ai eu avec mon directeur s'est traduit par 9 mois de placard. C'a refroidit quelque peu lorsqu'il s'agit d'envisager une relation amicale avec le prochain, à moins que ... ce ne soit une femme
- les dîners d'entreprise, je passe (moi qui n'ai pas même eu droit à un pot de départ)
- l'appréciation sur l'humour des commerciaux, voilà une question débile s'il en est, je passe (j'ai été jusqu'à récemment responsable commercial, je ne vais tout de même pas cracher dans la soupe dorénavant)
- pour revenir à des considérations plus sérieuses, les discours du directeur ne sont pas tendance et ne sont appréciés que par 1 cadre sur 3. C'a fait furieusement ringard ; même au sein du staff d'encadrement supérieur (51 % d'avis positifs)
- last but not least, 62 % des cadres se disent globalement heureux dans l'entreprise et plus on monte dans la hiérarchie, meilleur c'est ! CQFD
Cette enquête en ligne à été réalisée par le Journal du Management depuis son site sur fin avril sur 1.150 répondants.
12:10 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.05.2006
La presse des cadres
Avec l'arrivée des beaux jours, il n'est pas rare de trouver des cadres attablés à une terrasse de café tout occupés qu'ils sont à la lecture de leurs journaux et revues favoris.
Mais vous êtes vous déjà demandé ce que lisent les cadres ?
Si oui : allez directement à la séquence vidéo qui suit pour vous rappeler que la lecture n'adoucit pas forcément les moeurs.
Si non : Ipsos se le demande pour vous dans le cadre de son enquête annuelle (La France des cadres actifs)
Donc pour revenir à la question initiale : ce que lisent les cadres, voici quelques éléments de réponse pour 2005.
- un petit tiers lit la Presse Quotidienne Nationale (PQN). Le Monde fait la course en tête avec un taux de pénétration sur cette population de 10 %, suivi des Echos (8,6 %) et l'Equipe (6,6 %)
- un gros tiers lit la Presse Quotidienne Régionale (PQR)
- du côté des hebdo, le top 5 démontre qu'il y en a pour tous les goûts ; avantage cependant à Télérama (13,3 %), puis tiennent en un mouchoir de poche (autour de 11 %) le Nouvel Observateur, l'Express, Paris Match et Le Monde Diplomatique
L'enquête permet, par ailleurs, d'avoir une segmentation de la population sondée par secteur d'activité et taille dans l'entreprise en terme d'effectifs, mais pour ce, il vous faudra :
(Le monde du travail tel que vous ne l'avez jamais vu !)
18:20 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.04.2006
le courrier électronique : attention aux malentendus
Quoi de plus naturel pour un familier des outils et suites bureautiques que de taper quelques lignes dans l'outil de messagerie et de cliquer "Envoyer" depuis la souris ? Oui mais voilà, il y a danger et l'émetteur ne le sait pas.
Et la raison est d'une évidence pour les experts en communication (comme celle qui fait dire que le nez est au milieu de la figure). Elle à pour nom : le sens.
Un article du quotidien Le Monde daté du 29 mars dernier nous révèle l'existence d'une étude menée par l'Université de Chicago sur les diverses formes d'interprétation que peuvent transmettre un message électronique.
L'étude repose sur une expérience auprès d'une trentaine d'étudiants à qui il était demandé de s'adresser des messages à la fois par voie électronique, ainsi que par téléphone. Les résultats sont ... déroutants et peuvent déstabiliser plus d'un utilisateur immodéré de l'e-mail en entreprise. Attention, ce qui suit peut occasionner de sérieuses remises en cause pour les inconditionnels du courriel.
Où il est fait état d'une mauvaise compréhension du message électronique dans pratiquement un cas sur deux, soit une perception différente du destinataire par rapport à l'intention première de l'émetteur : effrayant ! Imaginez, vous adressez un commentaire sur la dernière réunion à votre n+1 et ce dernier l'interprète comme étant une remarque déplacée.
Alors, pourquoi tant d'incompréhension ? La faute - selon l'étude - semble être à chercher du côté d'un penchant bien naturel à l'homme à ne vouloir entendre que ce qui va dans le sens de son point de vue. On appelle cela l'égocentrisme, et ce phénomène est plus observable dans un type de communication déshumanisée comme le courrier électronique. Selon les auteurs de l'étude, le courriel est un message qui ne véhicule pas d'émotion, en ce sens il est neutre et ne permet pas au récepteur d'en vérifier et comprendre la charge émotive. On est de fait dans la communication interpersonnelle où le dit et le non-dit sont porteurs de sens. Le téléphone renvoie des signes forts via l'intonation alors qu'avec le courrier électronique le non verbale est effacé.

Conclusion, si le message adressé par voie électronique est porteur de double sens, d'éléments qui prêtent à interprétation, il y a une forte probabilité pour que les malentendus prennent la mesure de vos rapports avec les autres et les collègues en particulier parce qu'on n'est pas là pour rire. Autant dire que ce risque est accru si tant est que l'on veuille y joindre l'humour à la forme.
Pour ce qui est mon expérience personnelle : j'avais pris l'habitude d'adresser mes voeux pour la nouvelle année à un directeur dont le "potentiel de croissance" à l'intérieur de l'organisation était reconnu. Jusqu'au jour où, dans un accès de déprime (voir à ce sujet le billet intitulé "Il a pété une durite, que faire ?"), je prends l'initiative de lui adressé mes voeux - électroniques - pour le nouvel an .... chinois. Bien sûr ces voeux sont décalés par rapport à notre calendrier. Bien mal m'en a pris. Le directeur en question n'a pas compris le message reçu en cours de mois de février lui souhaitant une bonne année de la ... Chèvre ! Autant dire que je n'ai pas eu de réponse et que quatre années après ce directeur est devenu ... mon n+1. Depuis je végète sous les combles (depuis 8 mois) à me demander pourquoi tant d'indifférence !...
On ne le dira jamais assez, soyez factuel ! Et lorsqu'il s'agit d'exprimer par voie électronique un sentiment évitez les formules choc du style : "Monsieur le directeur, avec toute l'estime que je vous dois, j'ai le regrettable privilège de vous envoyer ma démission ..." Privilégiez les formules directes comme "Allez vous faire ...." ou encore "Je me tire, gros naze ..."
Je vous renvoie par ailleurs vers les billets précédents relatifs à l'usage de l'e-mail en entreprise :
Ce qu'il vaut mieux éviter avec l'e-mail professionnel
13:05 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.03.2006
Que pensent les décisionnaires de leur leadership ?
Si vous voulez le savoir, DDI (Development Dimensions International : société spécialisée dans les ressources humaines tendance leadership) a mené l'enquête en janvier dernier avec pour objectif de dresser une comparaison sur 3 pays européens quant à la perception que leurs élites économiques (leaders) ont de leur fonction et rôle de manager. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la France (c'est un signe : il y a encore des top managers) est un de ces trois pays. Les deux autres sont l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Si d'un pays à l'autre la tendance observée chez les capitaines d'industrie est une conscience forte du poids des responsabilités et la recherche du succès d'une équipe plutôt que les lauriers de la gloire à titre personnel, quelques différences demeurent entre les 3 pays.
Résultats :
- si pour 96 % des décisionnaires britanniques, il est admis que leurs décisions soient discutées, ce taux passe à 52 % chez les allemands quand il chute à 30 % dans l'hexagone (je comprends mieux pourquoi mon dernier entretien avec un Directeur l'été dernier - déjà - m'a valu la mise au placard). Cadres, dites le vous : 2 top managers sur 3 en France ne souffrent pas une remise en cause de leurs décisions !
- du constat précédent, on en arrive à un deuxième ratio révélateur du décalage qui existe en France sur les modes de management perçus et de la rigidité qui caractérise les rapports sociaux. 80 % des leaders britanniques, 66 % des allemands considèrent qu'ils ont encore beaucoup à apprendre dans leurs rôles de managers, quand a contrario 70 % des décisionnaires français estiment être pleinement efficaces sans avoir à en savoir davantage
- de la capacité de ces capitaines d'industrie à juger de l'efficacité de leurs collaborateurs, la perplexité hexagonale est de mise puisque un décisionnaire sur deux croit en avoir les moyens, 90 % chez les britanniques, 64 % chez les germains
- sur la base de ce qui précède, ce qui suit est étonnant : 80 % des boss français expriment un sentiment de confiance à l'égard de leurs équipes ; quand 60 % des britanniques n'affichent pas cette confiance envers leurs collaborateurs ; les allemands sont proches des français avec 70 %
- autre élément d'appréciation intéressant : les décisionnaires en France mettent au rang des meilleures choses qui peuvent leur arriver dans leur pratique managériale 1) la liberté de prendre des décisions sans interférences, 2) la possibilité de recruter ses propres collaborateurs, 3) leur capacité à influencer leur environnement. Les allemands et britanniques sont beaucoup plus en phase quant aux priorité exprimées : 1) permettre aux talents individuels dans l'organisation de se développer dans les 2 pays, 2) la capacité à influencer chez les britanniques (3ème priorité chez les allemands), 3) la liberté de prendre des décisions sans interférences chez les britanniques (2ème priorité chez les allemands)
- A l'inverse, lorsque les managers expriment les éléments néfastes à leur activité de managers (on se limitera à citer les expressions de premier rang dans chacun des pays) : le respect des contraintes réglementaires chez les britanniques, le manque de temps consacré à la sphère personnelle dans les deux autres pays (les britanniques le placent en 2nd rang)
- En dernier lieu, l'étude dresse une typologie des capitaines d'industrie sur ces trois pays, synthèse en quelque sorte des données précédentes :
-
- les dirigeants britanniques ont un profil orienté "méritocrate" où le fait d'accéder à un poste de décisionnaire est assimilé à un privilège qui confère des responsabilités notamment en matière de management des hommes
- les dirigeants allemands sont eux jugés "démocrates" dans le sens où la recherche du consensus est érigé comme mode de management pour le bien collectif de l'organisation
- quant aux dirigeants français, on les juge "autocrates" (un comble pour les pays dit des droits de l'homme) avec une forte déviance à être centrés sur leur égo comparativement à leurs homologues. Une raison avancée par l'étude tiendrait au système éducatif français qui privilégie le mythe "du meilleur que les autres"
23:10 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2006
Prévisions d'embauches 2006
Vous connaissez le dicton qui dit que les jours se suivent et se ressemblent. Il n'en est pas de même pour les prévisions et études diverses sur les perspectives de recrutement des cadres. La preuve : en début de mois, Manpower sortait son baromètre des perspectives de recrutements en France pour 2006 (voir le billet "Perspectives de recrutements pour 2006"), l'APEC nous adresse le sien ces jours-ci.
On y apprends, que selon l'agence, le niveau de recrutement de cadres pour 2006 devrait être équivalent à celui de 2005, soit environ 171.000.
21:45 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, cadres, perspective, embauche, recrutement
16.02.2006
discrimination chez les cadres
C'est dans l'air du temps et politiquement correcte. C'a s'appelle lutter efficacement contre toute forme de discrimination et ç'a s'applique aussi à l'emploi des cadres. D'ailleurs ç'a tombe à point nommé puisque l'APEC vient d'éditer une enquête (sur le thème de la discrimination à l'embauche des cadres) réalisée en juin 2005 auprès de 1.500 jeunes diplômés et cadres en recherche d'emploi, ainsi qu'auprès de 500 entreprises.
Résultats :
- 27 % des cadres ont déjà ressenti des discriminations à l'embauche
- 70% des entreprises qui recrutent directement leurs cadres (sans passer par des intermédiaires) disent attacher de l'importance à la date de naissance mentionnée sur les CV des candidats
- 44% des entreprises attachent de l'importance au nom et au prénom
- 25% des recruteurs tiennent compte de la photo ou de la situation maritale
- les populations de cadres les plus sensibles à la discrimination à l'embauche sont les jeunes (non expérimentés), les seniors, les femmes (susceptibles de materner)

L'APEC conclut l'enquête en émettant l'hypothèse que les recruteurs favorisent la "recherche de clones". Si vous souhaitez avoir une explication de ce qui se cache derrière cette notion de clonage, je vous renvoie vers 2 billets parus sur le blog du cadre en décembre et janvier derniers :
11:16 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discrimination, discrimination positive, embauche, cadres, recrutement
08.02.2006
Devenir cadre par promotion
De l'évolution de la structure des catégories sociaux professionnelles en France et de la difficulté croissante de devenir cadre par promotion.
Le dernier numéro d'INSEE Première (N° 1062 janvier 2006) nous apporte un éclairage intéressant sur l'évolution constatée sur les 2 dernières décennies quant au poids des cadres dans le tissu social français.
Résumé (période de référence 1978 - 2001) :
- durant les 2 décennies, on assiste à une tertiarisation de l'économie qui se traduit par des modifications sensibles dans le tissu social : la population ouvrière diminue inexorablement, celle des employés reste stable quand celle des cadres et professions intermédiaires a triplé sur la période pour représenter 2 salariés sur 5 en 2001 (16 % des effectifs salariés pour les cadres seuls)
- la probabilité de devenir cadre par progression de carrière a diminuée. Raison invoquée : les jeunes diplômés entrent sur le marché du travail directement avec un statut cadre ou l'acquièrent rapidement. Ce faisant, l'analyse fait ressortir que la notion de cadre est fortement corrélée à la formation initiale et moins à la notion d'encadrement de personnes
- l'Ile de France demeure la région la plus attractive pour les cadres
- les "nouveaux" cadres sont plus mobiles géographiquement que les autres catégories
- de la difficulté croissante pour les ouvriers d'accéder à un statut de cadre
- à compétences égales, les femmes ont une probabilité d'accéder au statut de cadre moindre par rapport aux hommes
Pas étonnant qu'à l'étranger, cette exception française demeure un mystère difficile à percer
11:50 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cadre, ouvrier, csp, catégories sociaux professionnelles, employé, carrière, promotion
06.02.2006
Perspective de recrutements 2006
Nouvelle année, nouveau baromètre des perspectives de recrutements en France pour 2006. Celui-ci est proposé par Manpower
Il est réalisé chaque trimestre sur la base d'une enquête auprès d'un échantillon représentatif d'environ 1 000 employeurs.
On ne peut pas dire que les entreprises versent dans l'optimisme : dans 9 cas sur 10, elles anticipent sur le 1er trimestre une stagnation des effectifs. et comme les perspectives d'embauches des unes compensent les perspectives de suppressions de postes des autres, on peut dire que le solde net de recrutement est nul ! Pire, si on observe la tendance entre le dernier trimestre 2005 et le premier de 2006, on enregistre une diminution de 5 points des perspectives de recrutement. C'est pas la joie !
Autre enseignement : l'enquête relève quelques disparités géographiques. Ainsi, l'Ile de France (+ 7 %) et l'Ouest (+2 %) enregistrent un solde positif, toutes les autres régions (Est, Nord, Sud) ont à l'inverse un solde négatif.
Sur le plan sectoriel : mieux vaut ne pas trop miser sur les services publics et l'industrie manufacturière.
Manpower, étant une entreprise de la "world economy", il est naturel que les prévisions dépassent les frontières de l'hexagone. Mais pour ne pas plomber le moral des cadres français, nous nous arrêterons là.
Pour ceux qui souhaitent poursuivre l'analyse
09:20 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, cadres, perspective, embauche, recrutement
30.01.2006
Les quinquas n'ont pas la cote
C'est pas un scoop, mais à l'heure où des signaux laissent penser que le marché du travail risque d'être confronté à un problème de pénurie de savoir-faire avec le départ en retraite de la génération des papy boomers, on peut avoir quelque doute sur l'efficacité du système français qui a un des plus faible taux d'activité des seniors d'Europe (37 % des 55-64 ans).
Où il est prévu pour 2006 le lancement d'une campagne de communication pour inciter les employeurs à embaucher des plus de 50 ans.
A ce titre, l'ANDCP (Association Nationale des Directeurs et Cadres de la fonction Personnel) a réalisé fin 2005 une enquête sur 332 directeurs et cadres de la fonction RH sur les pratiques (au cours de 12 derniers mois) des entreprises auprès des plus de 50 ans.
Résultats :
- la moitié des entreprises n'a pas recruté de quinquas alors que 92 % d'entre elles ont procédé à des recrutements
- quand il y a un plan de réduction des effectifs, dans plus de la moitié des cas les quinquas sont concernés
- un entreprise sur 10 a mis en place un plan de gestion de carrières des plus de 50 ans
Les pistes de réflexion avancées par les sondés :
- une meilleure gestion des compétences et un suivi qui ne s'arrête pas à 50 ans
- une plus grande flexibilité dans le temps de travail et la rémunération
Pour résumer, beaucoup de bonnes intentions, peu d'action
10:45 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : senior, quinquas
13.01.2006
Les femmes, les hommes et internet
Voilà une étude (menée fin 2005 par Pew Internet & American Life Project) sur les usages que font les américains d'internet. L'intérêt de l'étude réside principalement dans l'observation des comportements et souhaits manifestés du point de vue des femmes puis de celui des hommes. Faut-il parler de l'ouverture d'un nouveau front sur la toile de la guerre des sexes ?
Résultats :
- les hommes sont un tout petit peu plus nombreux sur le réseau des réseaux que les femmes et y passent plus de temps ce qui se traduit par une consommation de bande passante plus importante
- les femmes s'y distinguent par un usage immodéré de la messagerie électronique et considèrent internet comme un outil relationnel avant tout
- Là où les hommes y voient davantage un outil transactionnel pour acheter en ligne, ainsi qu'un accès à l'information de toute sorte
- Les hommes utilisent par ailleurs internet plus dans une perspective d'échange de fichiers que les femmes ; ils y téléchargent des fichiers vidéos, sons, ainsi que des images (l'étude ne dit pas lesquelles)
- les hommes sont de plus gros consommateurs de moteurs de recherche que les femmes
- les hommes ont une approche plus "technologique" de l'outil et n'hésitent pas à utiliser et optimiser les potentialités qu'offre internet
Globalement, l'étude montre que femmes et hommes ont une vie numérique en ligne plus semblable qu'éloignée avec cependant quelques variantes : les premières sont plus à la recherche sur le net de thèmes "intimistes" (santé, religion) quand les hommes sont plus portés à y chercher une information variée (sport, politique, finances, sans oublier les questions de sociétés qui tournent autour du ... sexe).
Pour résumer, on peut dire que sur la toile, les femmes communiquent et que les hommes cherchent, mais est-ce bien différent de la vie déconnectée du réseau ? Précisons toutefois que l'étude est menée sur un échantillon de femmes et d'hommes américains et ne saurait être représentative de ce qui se passe chez nous, exception culturelle oblige.
10:51 Publié dans Etudes sur les cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, femmes, hommes, guerre des sexes










