12.06.2006
Les premiers sont les derniers
Vous connaissez l'adage "premier arrivé, premier servi". Et bien, c'est faux, on vous a menti ; tout du moins votre entreprise ne vous a pas tout dit.
Je viens d'en faire l'amère expérience et je vous prie de croire qu'à l'heure du café, ç'a laisse une désagréable impression d'âcreté dans la bouche.
Résumé des faits :
j'ai pris mes nouvelles fonctions, nouveau bureau, nouveau chef, nouveaux collègues, etc ... il y a presque un mois (voir le billet qui retrace mon évolution professionnelle forcée). J'ai été nommé - haut la main - chef de projet sur divers projets pas franchement motivants (pour tout savoir sur la notion de gestion de projets dans l'organisation du Cadre, voir le billet du 22.03.2006).
Voilà donc que je me suis investi (pas tout à fait pleinement : j'en garde un peu sous le pied ; mon expérience passée récente m'incite à être dorénavant prudent et à ne pas tout donné dès le début) dans mes nouvelles fonctions. Chemin faisant, je fais des notes, comptes rendus de réunions, participe à des réunions, rencontre des prestataires et tout ceci dans la joie et la bonne humeur.
Bonne humeur, bonne humeur, c'est vite dit ! Parce ce que mon humeur en a pris un sérieux coup. Hier matin, un collègue (pas blagueur celui-là) m'a arrosé ma boîte mail de 11 messages. Oui, ONZE messages, plus justement 11 messages (qui remontent aux mois de janvier et février de cette année) reroutés vers moi. La suite est venue en fin de matinée lorsque le collègue mal intentionné s'est pointé dans mon bureau tout sourire pour me demander si j'avais pris connaissance de ses messages histoire de prendre ce nouveau dossier à mon compte.
Je n'ai pas lu le contenu des messages, mais me suis très vite rendu compte que le dossier en question était mis de côté depuis 4 mois à l'initiative du collègue et que le prestataire commençait à montrer quelques marques d'impatience.
Avec un peu de recul, j'ai très vite acquis le sentiment de me faire avoir ou d'être devenu le con du piège ou encore celui dont on charge la barque pour voir ce qu'il a dans le buffet. Mes capacités de résistance étant limitées, j'ai décidé de réagir. Le collègue est revenu à la charge en fin de journée et là j'ai pas mesuré la réponse à sa question que je sentais venir : "pas le temps, mec !". Depuis il ne me dit plus bonjour à la machine à café.
Je vous l'avais bien dit "Dernier arrivé, premier servi !!!!"
23:05 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : collègue, bizutage, piège à con










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