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30.01.2006

Les quinquas n'ont pas la cote

C'est pas un scoop, mais à l'heure où des signaux laissent penser que le marché du travail risque d'être confronté à un problème de pénurie de savoir-faire avec le départ en retraite de la génération des papy boomers, on peut avoir quelque doute sur l'efficacité du système français qui a un des plus faible taux d'activité des seniors d'Europe (37 % des 55-64 ans).

Où il est prévu pour 2006 le lancement d'une campagne de communication pour inciter les employeurs à embaucher des plus de 50 ans.

A ce titre, l'ANDCP (Association Nationale des Directeurs et Cadres de la fonction Personnel) a réalisé fin 2005 une enquête sur 332 directeurs et cadres de la fonction RH sur les pratiques (au cours de 12 derniers mois) des entreprises auprès des plus de 50 ans.

Résultats :

  • la moitié des entreprises n'a pas recruté de quinquas alors que 92 % d'entre elles ont procédé à des recrutements
  • quand il y a un plan de réduction des effectifs, dans plus de la moitié des cas les quinquas sont concernés
  • un entreprise sur 10 a mis en place un plan de gestion de carrières des plus de 50 ans

Les pistes de réflexion avancées par les sondés :

  • une meilleure gestion des compétences et un suivi qui ne s'arrête pas à 50 ans
  • une plus grande flexibilité dans le temps de travail et la rémunération

Pour résumer, beaucoup de bonnes intentions, peu d'action

Pour consulter l'étude

26.01.2006

L'éveil des passions

Voilà un thème à la mode. En gros, on pourrait introduire ce qui suit par la question : êtes vous passionné par ce que vous faites ?

Si on vous pose la question, c'est en partie parce qu'on connaît la réponse. Mieux, des "experts" y réfléchissent et apportent aux cadres désabusés (il y en a !) une partie la solution : le coaching.

Voici, à titre d'info, un coach à l'enthousiasme communicatif qui ne demande qu'à vous aider.

On ne manquera pas de faire le lien avec une lecture récente : "Les 7 habitudes de ceux qui réussissent ..."

Ces 2 cas (celui du coach ou de l'essayiste) interpellent ma conscience de cadre expérimenté sur les maux d'un mal être professionnel chronique : motivation en berne, désorganisation dans les organisations, absence d'objectifs clairs.

Je retiens, au final, que l'enthousiasme est plus communicatif en Amérique du Nord que chez nous !

Pour réserver un aller simple Paris - Montréal

23.01.2006

le téléphone sonne et vous vous consumez

Incroyable : des sonneries de téléphone portable aphrodisiaques !

Des recherches effectuées par le Docteur Myra Vanderhood (photos à l'appui) estampillé expert en intimité ont permis d'identifier des mélodies intégrées aux téléphones susceptibles d'éveiller les désirs du sexe opposé.

Exemples :

  • pour une femme, il suffit que vous soyez seule dans une pièce où un jeune mâle se trouve pour qu'à entendre la mélodie de votre sonnerie de portable celui-ci éprouve l'irrésistible envie de prendre des initiatives qui vous rendront une jeunesse déjà consommée. Alors ne tardez plus, essayez My Lil' Pony
  • pour un homme, la meilleure pêche sera réalisée avec The Anglerz

Si vous n'y croyez pas, allez toujours voir la photo du docteur Vanderhood. Elle a certainement des arguments qu'il ne faut pas négliger

Nom de code : Pherotones

ou comment devenir irrésistible ?

22.01.2006

3 illustrations de cadres en rupture

Si vous jugez que votre job manque d'intérêt, vous pouvez toujours vous rassurez en vous rendant sur le site d'un fabricant d'automobiles et visionner 3 vidéos qui illustrent le désarroi de certains cadres.

Vous aussi vous trouvez que votre job manque d'intérêt

 

20.01.2006

Notre déjeuner de fin d'année

C'a y est, le déjeuner de fin d'année a eu lieu (même un 19 janvier, qu'importe c'est l'intention qui compte)

Premières observations (dans le désordre) :

  • je n'étais pas le seul à mettre mis sur mon trente et un
  • l'atmosphère ambiant était à la légèreté et pour cause : que des bulles de champagne, pas de whyskey
  • sobriété de rigueur, pas de signes ostentatoires de réussite pour les heureux bénéficiaires de promotions de début d'année. Si ce n'est un collègue cadre vêtu d'un nouveau costume Hugo Boss ; mais lui-même dans une impasse professionnelle, j'ai vite fait le lien avec la période des soldes d'hivers
  • quelques décisionnaires ont jugé de bon ton de quitter l'assemblée en cours de repas au prétexte que des dossiers ne pouvaient rester en souffrance. D'ailleurs personne n'a souffert de leur absence par la suite. Si ce n'est certains qui se sont risqués à répandre la rumeur que les fayots n'iront pas au paradis
  • quelques décisionnaires ou apparentés se sont risqués à faire le tour des tables. Personne n'est passé à celle que j'occupais. Est ce un signe ?
  • Madame (j'ai décidé de taire son nom) avait les joues rouges et faisait preuve d'un certain agacement pour ne pas dire fébrilité arrivé au fromage. Après avoir mis la main sur une de ces collaboratrices, elle quitta la salle dans un départ tonitruant. J'ai appris par la suite que Madame (j'ai décidé de taire son nom) supportait difficilement l'alcool

Le discours du directeur (moment tant attendu par l'ensemble des collaborateurs dans une année professionnelle bien morose) :

  • un discours en 2 temps (premier temps pour remercier tout le monde et citer quelques-uns en particulier, deuxième temps pour corriger les erreurs et oublis du premier temps)
  • à l'applaudimètre, on a noté une certaine retenue d'autant que dans les 10 minutes qui ont suivi son discours une assistante en partance de la société a reçu une standing ovation. Personnellement, je l'aurais mal pris, mais je ne suis pas directeur et ne prend pas le chemin de ceux qui seront appeler à faire des discours

Au final, j'ai embrassé 6 collaboratrices dont une directrice de deuxième rang, je n'ai pas la gueule de bois (d'ailleurs comment pourrait-il en être autrement je n'ai pas d'objectifs), je n'ai pas tâché le costume italien que je sors tous les ans pour la circonstance, j'ai appris que mon ennemi n'était pas celui que je croyais et que la relation qu'entretenait Monsieur (j'ai décidé de taire son nom) avec Mademoiselle (j'ai décidé de taire aussi son nom) était revenue à une configuration strictement professionnelle.

Pour conclure ce mémorable déjeuner, en voilà une qui peut s'asseoir sur sa promotion de fin d'année (2006 bien sûr)

A l'année prochaine peut-être

19.01.2006

Rite et culture d'entreprise

Aujourd'hui, je me suis mis sur mon trente et un. C'est jour de fête ! L'ensemble de notre direction est cordialement convié au repas de fin d'année.

Vous me direz peut-on encore appeler cela un repas de fin d'année un 18 janvier. Mais pour reprendre l'expression consacrée : c'est l'intention qui compte ! Et en ces temps de démotivation ambiante, tout est bon à prendre. Parce qu'il s'agit bien de prendre.

Jugez plutôt ! Un petit sondage auprès de collègues cadres révèle que dans une large majorité (trois quart des sondés) on y va pour se remplir la panse, le quart restant y va soit parce qu'il n'a rien de mieux à faire à cette date ou que le resto d'entreprise propose au menu du jour une mixture qui dissuade les esprits les plus téméraires de s'y rendre.

Rappelons malgré tout que ce repas de fin d'année est un moment fort de notre culture d'entreprise. Il est très largement dédié à l'observation des comportements de chacun et plus particulièrement des alliances qui se font et se défont pour l'année à venir. Une sorte de jeu de devinettes où les perdants se voient sortir du premier cercle des primo-décisionnaires et les nouveaux arrivants dans ce premier cercle ne manquent pas d'étaler leur nouvelle fortune.

Le discours du directeur est attendu comme l'amorce des tendances et modes à venir où le fait d'avoir son nom cité est mieux vécu que le fait de demeurer inconnu quand il ne s'agit pas de sacrifice sur l'autel des réorganisations qui rythment beaucoup d'organisations.

Le paradis c'est quand le nom est associé à un projet. Aussi insignifiant soit-il tout projet est bon à prendre. Si le directeur - au gré de son discours - annonce : ".... j'ai donc décidé de nommer Machin pilote du projet avec pour mission de me remettre un état des lieux sur le degré d'usure de la moquette qui mène à la cafétéria ..." Comprendre, vous êtes là pour travailler pas pour prendre des pauses à répétition et Machin (estampillé homme de confiance) vous flique.

Conclusion : aucun projet n'est à négliger. Si votre nom est cité, les bulles de champagne vous paraîtront moins amères.

Réponse demain

17.01.2006

Un livre pour réussir

Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent

Ou comment augmenter notre efficacité dans notre vie professionnelle comme personnelle.
L'auteur de ce succès de fin 2005 (catégorie coaching, gestion personnelle) est américain : l'oeuvre de Dieu n'est pas loin. Cependant, ce livre offre une méthode intéressante de travail sur soi-même.

Stephen R. Covey part de l'observation personnelle (en tant qu'individu et comme consultant) pour retenir le principe suivant lequel pour réussir dans toute entreprise (au sens entreprendre quelque chose), il faut activer 7 leviers comportementaux :

  1. être proactif
  2. se fixer des objectifs clairs et réalistes
  3. savoir hiérarchiser les priorités
  4. penser des rapports gagnant / gagnant
  5. chercher à comprendre avant de chercher à se faire comprendre
  6. jouer systématiquement les synergies
  7. aiguiser vos facultés (physiques, mentales, culturelles et émotionnelles)

J'en parle à ma femme pour qu'elle en parle à son psy ...

A suivre ...

Pour acheter le livre

16.01.2006

Swan Lake ou la surprise au bout des ailes

Le Lundi est un jour trop négligé : soit il est vécu par le Cadre qui traîne son infortune comme une torture ("Encore 5 jours de travail avant la délivrance du vendredi soir !"), soit il est exclusivement et entièrement consacré à la remotivation des forces vives pour une nouvelle semaine pleine d'imprévus.

medium_swan_lake.jpgEntre les deux, j'ai personnellement adopté une attitude que d'aucun jugeront plus positive. J'utilise le lundi pour faire un bilan sur les activités du week-end pour mieux préparer le suivant. C'est ce qu'on serait tenté d'appeler un "cercle vertueux".

Suivant ce principe, j'invite le lecteur de ce billet à se rendre au plus vite au Théâtre Mogador (Paris) pour assister à une représentation du Lac des Cygnes revu et corrigé par Matthew Bourne.

Swan Lake : la version sexy du ballet de Tchaikovski où les cygnes sont interprétés par ... des Hommes

Le week end prochain, je sors les rollers et refais RollerBall dans ma tête.

13.01.2006

Les femmes, les hommes et internet

Voilà une étude (menée fin 2005 par Pew Internet & American Life Project) sur les usages que font les américains d'internet. L'intérêt de l'étude réside principalement dans l'observation des comportements et souhaits manifestés du point de vue des femmes puis de celui des hommes. Faut-il parler de l'ouverture d'un nouveau front sur la toile de la guerre des sexes ?

Résultats :

  • les hommes sont un tout petit peu plus nombreux sur le réseau des réseaux que les femmes et y passent plus de temps ce qui se traduit par une consommation de bande passante plus importante
  • les femmes s'y distinguent par un usage immodéré de la messagerie électronique et considèrent internet comme un outil relationnel avant tout
  • Là où les hommes y voient davantage un outil transactionnel pour acheter en ligne, ainsi qu'un accès à l'information de toute sorte
  • Les hommes utilisent par ailleurs internet plus dans une perspective d'échange de fichiers que les femmes ; ils y téléchargent des fichiers vidéos, sons, ainsi que des images (l'étude ne dit pas lesquelles)
  • les hommes sont de plus gros consommateurs de moteurs de recherche que les femmes
  • les hommes ont une approche plus "technologique" de l'outil et n'hésitent pas à utiliser et optimiser les potentialités qu'offre internet

Globalement, l'étude montre que femmes et hommes ont une vie numérique en ligne plus semblable qu'éloignée avec cependant quelques variantes : les premières sont plus à la recherche sur le net de thèmes "intimistes" (santé, religion) quand les hommes sont plus portés à y chercher une information variée (sport, politique, finances, sans oublier les questions de sociétés qui tournent autour du ... sexe).

Pour résumer, on peut dire que sur la toile, les femmes communiquent et que les hommes cherchent, mais est-ce bien différent de la vie déconnectée du réseau ? Précisons toutefois que l'étude est menée sur un échantillon de femmes et d'hommes américains et ne saurait être représentative de ce qui se passe chez nous, exception culturelle oblige.

Le résumé de l'étude

12.01.2006

Le consentement de Barbie

Dans un billet daté du 23 décembre dernier ("Faut-il sauver Barbie ?"), Le Cadre révélait l'impensable : Barbie victime des pires sévices.

J'ai rétabli le contact avec l'idole des petites filles et obtenu les compléments d'information qui nous permettent de retrouver la sérénité en ce début d'année.

Pour résumer : ne soyons pas alarmiste. Barbie est consentante ! La preuve :

le courrier de Barbie adressé au Cadre

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