30.11.2005

L'entretien d'évaluation

Fin novembre, voici le temps venu des entretiens dévaluation annuels et comme tout cadre vous êtes concerné par ce rituel à double titre : votre évaluation par votre responsable hiérarchique et l'entretien de vos collaborateurs sur lesquels vous exercez une responsabilité.

Le Journal du Management nous restitue les résultats d'une enquête en ligne réalisée ce mois-ci.

(Précisions : l'enquête a été effectuée sur 800 lecteurs du site)

On y apprend notamment :

  • deux tiers des répondants jugent positivement le bilan annuel d'évaluation, a contrario un tiers le considère comme inutile
  • la duré de l'entretien est pour un répondant sur 2 de plus d'une heure. Pour 1 sur trois la durée est comprise entre 30 minutes et une heure. Il y en a qui y consacrent moins d'un quart d'heure (6 %)
  • le top 3 des thèmes que les évalués souhaitent aborder pendant l'entretien est : évolution de carrière, définition des nouveaux objectifs et formation. La renégociation du salaire arrive en huitième position dans l'échelle des prioirités à aborder pendant l'entretien : fichtre !
  • dans les faits le top 3 des thèmes évoqués avec le manager est : définition des objectifs, analyse des forces et faiblesses, formation. Là encore, le thème de la rémunération n'a pas la cote. Il y a des sujets qui fâchent !
  • au sortir de l'entretien, l'état d'esprit de l'évalué est pour une moitié des répondants prompt à les motiver, pour un quart la tendance est à la démotivation, pour le dernier quart c'est égal ! On peut ajouter que pour 82 % d'entre eux, l'entretien confirme le vécu et pour les 18 % restants l'entretien est marqué par un effet de surprise

Pour consulter le sommaire du dossier


29.11.2005

De l'usage de l'e-mail en entreprise

Dans un billet daté du 16.09.2005 "la messagerie électronique : et si on décrochait ?", on vous alertait des méfaits d'une exposition quotidienne prolongée aux e-mails en tout genre.

La pratique de la messagerie électronique est un sujet d'étude intarissable pour les sociétés spécialisées dans la sécurité informatique et les experts en amélioration des process dans les entreprises. Pour preuve, voici une nouvelle étude menée par la société Mirapoint spécialiste des solutions pour réseaux de messageries.

L'étude en question (Corporate Email User Habits) a été menée en septembre 2005 avec pour objectif de comprendre l'usage de la messagerie électronique par les employés sur leur lieu de travail.

Les résultats sont sans concession pour les employés.

23 % des messages contenus dans les boîtes mail des employés seraient de nature strictement personnelle. Si on rapproche ce chiffre d'une étude précédente qui stipulait que 33 % des messages reçus dans une entreprise relèvent du Spam, Mirapoint annonce que plus de la moitié des e-mails d'entreprise ne sont pas liés à l'activité professionnelle.

Ces chiffres auraient jusqu'à présent été sous-estimés par les entreprises : fichtre ! et l'on reparle de baisse significative de la productivité.

Il est entre autre question d'envoi de blagues, photos et de clips vidéo, ainsi que de fichiers musicaux.

Bref, tout ceci est répréhensible (c'est l'étude qui le dit !) : non respect des droits d'auteurs, perte de contrôle des contenus qui circulent dans l'entreprise, occupation inopportune de la bande passante.

On devine déjà les solutions proposées par le prestataire qui a commandé l'étude : mise en place de solutions de filtrage des messages, appui à l'élaboration de procédures de contrôle, etc...

résumé de l'étude


24.11.2005

Un générateur d'idées

Bon, cadre de mon état depuis une quinzaine d'année, je mentirais si je ne reconnaissais pas avoir été confronté - à un moment de ma carrière - au syndrome de la copie blanche.

Ceci est d'autant plus dramatique que j'appartiens à la classe des cadres dits créatifs de par ma fonction.

Bref, la panne d'idées. Et là pas de Viagra pour booster la créativité, ni même de potion magique pour recoller les synapses et neurones déconnectés.

Mais à l'impossible, nul n'est tenu ! Et plutôt que d'aller piquer les idées aux autres collègues - qui doivent bien eux-mêmes souffrir du même syndrome - j'ai entrepris de trouver des solutions. En voici une qui nous est proposée par un consultant britannique spécialisé dans la co-création (pour reprendre la définition de notre consultant, la co-création c'est l'action de travailler ensemble avec d'autres partenaires sur un pied d'égalité avec pour objectif de créer le plus de valeur pour le plus grand nombre d'actionnaires, Ah !!!).

Bon, admettons ! Mais qu'en est-il au niveau des idées ?

Une liste de 150 méthodes susceptibles de développer de nouvelles idées mise au point sur les 15 dernières années. Ce que l'auteur appelle "Idea Generation Methods" est le fruit de recherches, de lectures et d'observations.

Au hasard : connaissiez vous la méthode du régime de bananes ("bunch of bananas") ?

Non ! Eh bien, l'idée est de sortir des schémas mentaux classiques en créant un environnement perturbé. Si j'ai bien compris, un modérateur, dans une réunion, lance une affirmation totalement décalée avec l'objet initial. L'effet de surprise créé au niveau de l'auditoire va libérer les énergies créatrices. Bref, les gens vont se lâcher et de là sortira l'Idée nouvelle.

L'exemple fourni par le consultant est le suivant : "Nous devrions cesser de penser au nouveau produit, et engager un cracheur de feu".

Dans le même ordre d'idée, j'ai vu un jour un chef de produit rentré au séminaire.

Attention à ne pas aller trop loin !!!

Pour trouver la bonne méthode

22.11.2005

Nouveau titre : Newzy

Un nouveau titre de la presse pro ?

L'autre jour, chemin faisant vers mon destin professionnel, je passe devant la machine à café de la Dircom. Mon attention est attirée par une pile de publications qui trône sur la table basse espace détente. J'y vois un format qui se détache de l'ensemble et découvre sur une couverture glacée le titre "Newzy" : Perso - Pro - Nouveau. # 15

Le temps d'une investigation plus approfondie est venu. J'y apprends que le titre en question est un mensuel qui tire aujourd'hui à 203 000 exemplaires, qu'il a été lancé en 2004. Le profil de son lectorat est le suivant :

  • âge moyen de 38 ans
  • autant d'hommes que de femmes
  • temps moyen de lecture de 44 minutes
  • la moitié du lectorat a un revenu annuel supérieur à 48 000 euros

Son accroche : Novateur, vif et tonique, complice et pratique ... il répond aux attentes des cadres (sans qu'il nous soit précisé quelles sont ces attentes ! dommage)

Les thèmes traités s'articulent autour de rubriques :

  • Tendance (du type "le hippie des sixties, c'est hype" ou l'on apprend que les métrosexuels vont se rhabiller, Ah Bon !)
  • Pro ("Demain, les détecteurs de pensée" à ne pas confondre avec Aujourd'hui, les révélateurs de connerie !)
  • Perso ("l'Ardèche sur un plateau", on se demande pourquoi l'éditeur n'a pas poussé sa logique jusqu'à préciser "de fromage" ?)
Le mensuel ne déroge pas à la règle des dossiers et guides (du savoir vivre en l'occurrence)

Magazine économique gratuit dont l'originalité tient à son mode de diffusion : la distribution directe en entreprise auprès des cadres et dirigeants.

Le modèle économique est organisé autour de la vente d'espaces publicitaires. On devine, cependant la constitution d'une base de données nominative sur 80 % des entreprises de plus de 200 salariés (excusez du peu) sans savoir si l'objectif du titre est de la commercialiser.

Bref, question contenu, rien que du conventionnel ! Mais après tout, vous n'avez pas à l'acheter si vous souhaitez le lire. Alors, à vous de juger !

Vous souhaitez savoir si votre entreprise est abonnée

21.11.2005

Métro, boulot, dodo ...

Le Journal du Management vient de réaliser une enquête en ligne sur les déplacements domicile-lieu de travail. On retiendra - étant considéré que 55 % des répondants vivent à Paris et en région parisienne :
  1. la voiture est numéro 1 au hit parade des moyens utilisés (avec 42 %), viennent ensuite les transports en commun (33 %). A titre d'information, la marche à pied est pratiquée par 5 % des répondants (on ne sait pas si ces marcheurs habitent à proximité du lieu de travil, si il s'agit de sportifs ou encore de claustrophobes chroniques)
  2. les tendances s'inversent lorsqu'il s'agit d'émettre des souhaits quant au mode de déplacement (la marche à pied est plébiscitée avec 28 %, les transports en commun tiennent la corde (18 %), la voiture n'est plus tendance (13 %). A la lecture de ces données brutes, on pourrait en conclure : "faites ce que je souhaite, pas ce que je fais !"
  3. la durée du trajet est de moins de 30 minutes pour un tiers des répondants, comprise entre 30 minutes et une heure pour un autre tiers, et plus d'une heure (quand même !) pour 21 %
  4. sur le trajet, l'écoute musicale est dans l'air du temps (48 % des répondants écoute de la musique ou la radio) ; 25 % lisent ; 19 % déclarent ne rien faire ou réfléchir (à quoi ? l'enquête ne le dit pas) ; 0,3 % (et oui !) se maquille
  5. à retenir en conclusion que pour un répondant sur deux, le trajet est considéré comme une perte de temps

Devinez les souhaits de mode de déplacement du Cadre :


Pour consulter les résultats

18.11.2005

The New Yorker (Bis repetita)

Dans un article daté du 14.11.2005, le quotidien Libération revient sur la sortie en librairie d'un recueil intitulé "The New Yorker, l'intégrale des dessins" compilant 80 ans de dessins tirés de l'hebdomadaire The New Yorker.

L'occasion pour le Cadre de revenir sur le billet du 03.10.2005 (The New Yorker sans concession) et d'y ajouter la description de ce dessin (reprise de l'article de Libération) qui ­ montre un père qui explique à son fils, traversant Central Park, que dans l'univers «le soleil se lève sur l'Upper East Side, et se couche sur l'Upper West Side».

pour le plaisir :

medium_sales_objectives.gif


17.11.2005

L'entreprise citoyenne

Dans son dossier Management daté du 15 novembre, le quotidien Les Echos nous apporte quelques éléments d'appréciation sur "l'entreprise citoyenne" et les attentes des cadres.

L'enquête (annuelle) est réalisée en partenariat avec la Cegos et confirme une tendance de fond : l'individualisation des rémunérations.

Où il est fait état d'intérêts divergents entre l'entreprise et ses cadres : entre gestion financière serrée et pouvoir d'achat. C'est l'opposition du court terme par rapport au long terme. Le cadre s'attachera à l'évolution immédiate de son pouvoir d'achat quand l'entreprise souhaite privilégier des dipositifs de capitalisation sur le long terme sous forme de plan d'épargne salariale ou de plan d'épargne retraite.

65 % des entreprises ont un Plan d'Epargne Entreprise, quand 15 % prévoient d'en instaurer un prochainement.

Sur l'épargne retraite, c'est plus compliqué. En effet, le plan d'épargne retraite collectif (Perco) signifie pour le cadre une épargne bloquée jusqu'à sa retraite ; pour l'entreprise l'abondement peut se concevoir dans un système qui assure la stabilité des effectifs en d'autres termes quand les cadres restent fidèles à l'entreprise.

Au final, les entreprises semblent - à budget réduit - privilégier les rémunérations variables, mais se pose le problème du faible pourcentage des effectifs concernés par ces mesures. A défaut, comment traiter les attentes de la majorité ?

Conclusion : wait and see !

Pour compléter l'info, on consultera les billets précédents :

Le pouvoir d'achat des cadres diminue

L'état d'esprit des cadres

15.11.2005

Les renseignements, bonjour ...

Un cadre bien informé en vaut deux !

Dring, dring, dring, ...



- Renseignements, bonsoir (l'opératrice)

- Mademoiselle, je cherche ma femme (le Cadre)

- Monsieur, vous recherchez une agence de détective sur quelle ville ? (l'opératrice)

- Non, je cherche ma femme qui doit se trouver entre les Grands Magazins et chez sa mère dans le quinzième (le Cadre)

Et voilà comment un soir de novembre je me suis retrouvé mis en contact avec un numéro d'assistance pour personne dépressive. Moi qui voulait juste savoir où étaient rangées les pâtes. De toute façon, je n'avais plus faim ! A son retour, autant dire, que je lui ai fait toute une salade.

Bon, mais maintenant que le 12 va disparaître : comment je vais faire pour trouver le beurre ?

Résumons :

  • en juin dernier, 27 sociétés se sont vu attribuer 56 numéros du type 118XXX
  • la disparition du 12 est programmée pour avril 2006
  • depuis le 2 novembre 2005, la libéralisation des services de renseignements téléphoniques est effective

OK, mais alors entre le 03 novembre 2005 et le 30 mars 2006, j'appelle qui ? et après le 1er avril 2006 ? et si j'utilise mon portable (orange), ou encore mon ordinateur pour appeler les renseignements ?

Ouais, tout ç'a pour dire que j'ai intérêt à trâcer ma femme en bon professionnel de l'intelligence économique ou encore de m'assurer que l'organisation que je vais mettre en place dans ma cuisine soit respectée. Je suis pas loin de penser à faire certifier ISO 9000 ma femme de façon à être assuré qu'elle respecte les procédures de rangement des ingrédients qui rentre dans la composition des pâtes au beurre !

Si vous avez encore des doutes sur les services de renseignements téléphoniques


14.11.2005

Interruption temporaire de travail

Le 27.10.2005, on vous parlait déjà du "Déficit d'attention des cadres et employés au bureau". Voila un thème de recherche qui devient tendance.

Une étude menée en septembre 2005 par la société Basex (spécialisée dans la recherche et l'analyse sur les environnements de travail collaboratifs et l'amélioration des processus décisionnels et des organisations), a de quoi affoler tous les conseils et experts productivistes.

L'étude a été menée sur le 2nd semestre 2004 sur une population de travailleurs qualifiés de "knowledges workers" (comprendre des personnes qui passent leur temps de travail devant un écran d'ordinateur) et nous révèle que le coût estimé des interruptions au travail serait de l'ordre de 588 millions de dollars US par an, pour 28 % du temps de travail. Autant dire un quart du temps consacré à la flânerie, aux appels téléphoniques sans intérêt, aux e-mail débiles et autres éléments prompts à distraire le cadre et l'employé de sa tâche première.

Bref, pour résumer en une phrase l'étude : les américains perdraient 2,1 heures par jour en distractions diverses.

Et encore, le pire est à venir : avec le développement des nouvelles technologies de communication, sur les 2 décennies à venir, ce taux d'inefficacité devrait croître de 5 % par an de telle sorte que d'ici 2031, ces travailleurs seront devenus totalement improductifs sur le lieu de travail. De quoi donner raison aux ardents promoteurs du télétravail : à quoi bon se rendre au bureau si c'est pour la "glande".

On peut se demander ce qu'il en est pour les entreprises françaises, mais là pas d'étude disponible. Le débat est monopolisé par les 35 heures. On pourra, cependant, relire le billet du 27.08.2005 sur la pause déjeuner

Pour lire les réponses suggérées par Basex, il vous faudra aller au-delà de la synthèse et débourser 199 $.

11.11.2005

Le speed networking ou 7 minutes pour convaincre

On ne le dira jamais assez, avec le développement des nouvelles technologies, on assiste à une "accélération du temps". Où l'on parle de haut débit, de temps de téléchargement, de messages courts (SMS), etc... Le temps c'est de l'argent !

Pas étonnant que la vie quotidienne du cadre et plus encore sa vie professionnelle soit envahie par ces nouvelles technologies, notamment de communication qui visent avant tout à raccourcir le temps consacré à la Communication.

L'intégration de ces outils est complétée par l'émergence de nouvelles méthodes et pratiques. Pour illustrer ce propos, prenons l'exemple du Speed Networking.

En gros, le Speed Networking est au recrutement des cadres dirigeants ce qu'est le speed dating aux célibataires contrariés, soit une méthode de mise en contacts.

Le principe : on regroupe dans un lieu unique autant de candidats à la recherche d'un emploi qu'il y a de recruteurs. On aménage autant de petites tables que de binômes constitués. La fête peut alors commencer au tintement de la cloche. Mais attention, la règle est stricte : 7 minutes pour se présenter - mini cv à l'appui - et donner à l'autre l'envie d'aller plus loin. Puis la fameuse cloche retentit et on fait tourner les candidats et recruteurs. Au terme de la partie de chaises musicales, les recruteurs font un point sur les candidats rencontrés et convient les profils les plus intéressants à un entretien plus approfondi.

Au final, l'échange entre recruteurs et candidats gagne en interactivité et de l'avis des intéressés en authenticité, chacun se constitue un réseau relationnel, et la relation est humanisée contrairement à l'envoi de cv.

Bref, d'un concept venu d'outre atlantique, nous voilà entré dans la culture de la spontanéïté. Aux cadres de s'adapter. Le networking : c'est tendance !

Dernier conseil de consultant avant se lancer dans le speed networking : structurer son discours en partant du global pour aller vers le particulier.

PS. quelques variantes se font jour : exemple le mini cv interactif à base de présentation vidéo tebopro

Quelques réseaux de Speed Networking :

Daubigny

Oudinot

Tebopro

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